Zakariaa OURIQUA est chercheur en Droits de l'Homme,en Logistique et en Finance Islamique. Il est natif de Safi, diplômé en plusieurs disciplines telles que l'économie de l'entreprise, le droit des affaires, la finance internationale, le management logistique et les droits de l'Homme.Il est également PNListe et coach certifié.

11 Apr

Aperçu historique sur le secteur bancaire classique

Publié par Zakariaa  - Catégories :  #Crise Financière 2008

On peut faire remonter l’origine de la banque, dans l’antiquité, à Babylone, où, dès le IIe millénaire av. J.-C., le prêt sur marchandises (particulièrement les grains) se pratiquait déjà dans l’enceinte des temples. Avec l’apparition de la monnaie, vers le VIIe siècle avant notre ère, les opérations de prêts et de dépôts ont pris un nouvel essor. Après s’être exercées dans un cadre religieux, elles relèveront, à l’époque classique, de la compétence de personnages laïcs, les trapézites. Sous l’Empire romain, des banquiers privés, jouent un rôle semblable, mais ajoutant à leurs activités l’avance de fonds pour le compte de leurs clients, moyennant intérêt. Jusqu’au Moyen Âge, les activités de banque ne concerneront essentiellement que des opérations de caisse, le crédit restant rare.

Du moyen âge à la renaissance, l’activité bancaire c’est développé lentement. Pendant bien longtemps, le crédit avait été la principale activité des banques, et celles-ci ne prêtaient que sur leurs fonds propres. C’est à Londres, au XVIIè siècle que les banquiers commencent à prêter de l’argent à court terme en utilisant des dépôts de leurs clients. En considérant la rotation des dépôts et des retraits d’argent, les banquiers anglais essayaient, en effet, qu’il restait toujours un large fond de roulement dans les coffres. Dès lors, ils acceptèrent des dépôts à vue, ce qui les amena à émettre des chèques. Le plus ancien chèque qui ait conservé porte la date du 11 Juillet 1676.

Avec la révolution industrielle du XIX, siècle les banques allaient s’agrandir et se multiplier. C’est à cette époque que se développent en Angleterre les cinq grandes banques les Big Five (Barclays, Lloyds, Midland, National Provincial et Westminster), et en Allemagne apparaît le groupe des quatre D (Deutsche Bank, Diskontogesellschaft, Dresdner Bank et Dramstädter Bank).

La plupart des banques canadiennes furent aussi fondées au XIXè siècle (la banque de Montréal (1817) et la banque de Toronto (1856). En France, le Crédit industriel et commercial fondé en 1859), le crédit lyonnais date de 1863 et la Société générale, de 1864.

Le XIXè siècle et le début du XXè représentent le temps des grands banquiers et l’essor des grandes banques. C’est pourquoi, les établissements de crédit ont utilisé hardiment les fonds qu'ils centralisaient sous forme de dépôts généralement à vue, dans des spéculations risquées, dans des prêts à long terme pour le financement de véritables investissements industriels. Ils se sont comportés comme de véritables «banques à tout faire».

La crise économique de 1929 impose l’idée que la profession doit faire l’objet d’un contrôle, car les fluctuations de l’activité financière étaient susceptibles d’avoir un retentissement sur l’ensemble de l’activité économique. Aux États-Unis, par exemple, l’une des premières mesures prises par le président Roosevelt dans le cadre du New Deal sera d’instaurer un cloisonnement strict entre banques d’affaires et banques de dépôts, par le Banking Act de 1933. En France, le gouvernement du général de Gaulle introduit après la Libération, en 1945, une classification des banques et un encadrement des activités en créant un Conseil national du crédit.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, le développement des échanges internationaux, secoués par plusieurs crises des marchés financiers s’est accompagné de la création d’institutions financières internationales. Un réseau d'institutions et d'arrangements dont le FMI (Fond Monétaire Internationale) et la BRI. (Banque des règlements internationaux, en anglais BIS, Bank for International Settlements) Ces groupes ont énormément renforcé la collaboration entre les décisionnaires et les organes de surveillance et de réglementation des marchés financiers, et amélioré la circulation de l'information entre eux.

Après 1973, les marchés financiers modernes naissent de la double nécessité d'établir un marché des changes pour gérer le nouveau système des changes flottants et de financer les déficits budgétaires des États-Unis, désormais libérés de la contrainte de change.

Aujourd’hui le monde est bien différent de celui qui a vu naître les institutions de Bretton Woods. On parle, pour illustrer les changements survenus dans les institutions et sur les marchés financiers, d'une nouvelle règle appelée "la règle 3D" et qui correspond à :

 - Désintermédiation : correspond au recul de l'économie d'endettement, par l'intermédiaire des banques créditrices, au profit de l'économie de marché financier (les entreprises se financent directement sur les marchés financiers en émettant des obligations, des actions…etc., au lieu de s'endetter en empruntant auprès des banques.

- Décloisonnement : correspond à la fois à l'ouverture des marchés nationaux et à l'élimination des barrières cloisonnant les différents marchés de capitaux.

- Déréglementation : cette transformation du système financier signe la disparition du contrôle de l'État qui était la règle depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale jusqu'aux années 70 environ.



 Source : Encyclopédie Encarta.

L'influence dominante de l'Église catholique dans plusieurs pays occidentales et les sermons des prêtres qui    persistent longtemps dans leurs dénonciations du prêt à intérêt, des mentalités très hostiles à tout ce qui    ressemble à de l'usure, rendent les manieurs d'argent suspects et entravent le libre développement de leurs     affaires.

 Source : Page 232 du Volume 2 de l’encyclopédie GROLIER.

 Alain Plessis, Professeur émérite à l’Université de Paris X Nanterre- Histoire des banques en France -

Voir les crises des marchés financiers en Annexe III.

Notamment le fond monétaire international et la banque mondiale que vous pouvez découvrir en Annexe V.

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R
merci bcp j'était besoin de ces infos ;
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A
J’ajoute aussi ceci car c’est aussi important ;
De nombreux Américains comme Thomas Jefferson, Andrew Jackson se sont élevés avec force contre le papier-monnaie non couvert (ou partiellement couvert) mis en circulation par une banque centrale. A trois reprises, il a été possible de retirer leur concession aux banques centrales (qui faisaient cela). Thomas Jefferson, rédacteur de la Déclaration d’indépendance et futur président, a forgé l’expression d’«argent honnête et stable».On a conservé un dialogue entre Thomas Jefferson et Alexander Hamilton. Le premier était ministre des Affaires étrangères et le second Ministre des Finances du premier gouvernement américain (1789–97):
Jefferson: «Une banque centrale privée qui émet de la monnaie est plus dangereuse pour la liberté des hommes qu’une armée permanente. Nous ne pouvons pas tolérer que nos leaders nous imposent des dettes perma­nentes.»
Hamilton: «Aucune société ne peut réussir si elle ne rend pas compatibles les intérêts et la fortune des citoyens riches avec ceux de l’Etat. […] Un endettement modéré peut être une bénédiction pour le pays.» (Griffin, p. 373).
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A
La mise en circulation de l’argent gouvernemental sans intérêts a une longue tradition aussi. En effet, d’après ce que j’ai lu, le premier ministre des Finances américain, George Hamilton, membre du gouvernement de George Washington (1798–1797), avait déjà un projet de cette sorte. On dit que Benjamin Franklin avait également une telle idée. Mais c’est Abraham Lincoln qui est devenu célèbre à ce propos. Il a émis des greenbacks – indépendamment des banques – pour financer la guerre civile (1861–1865). La guerre s’est achevée par une victoire pour l’Union et pour les greenbacks. Comme l’écrit Brown, il paraît que Lincoln avait le projet d’utiliser encore après la guerre les greenbacks comme monnaie gouvernementale sans intérêts. Il est évident que les grandes banques n’étaient pas d’accord. Certains pensent que c’est la raison pour laquelle Lincoln a été assassiné.
Le gouvernement suivant est revenu à la monnaie bancaire. Tous les citoyens n’ont pas accepté la démarche. Plusieurs partis ont été fondés qui tous voulaient réformer le système bancaire dans l’esprit de Lincoln. Les plus importants ont été le Populist Party et le Grennback Party. Dans les années 1930, le Populist Party est intervenu dans le débat: les grandes banques devaient être nationalisées et le gouvernement émettre sa propre monnaie. Le Congrès a adopté un article additionnel à la Constitution qui permettait cette mesure, mais on n’en est pas arrivé là. A la conférence de Bretton Woods, en 1944, Keynes proposa la création d’une monnaie internationale, le bancor, qui se rapprochait d’une monnaie gouvernementale. Mais on n’y donna pas suite.
L’idée d’une monnaie gouvernementale a eu des partisans également dans les grands partis. Selon Brown, John F. Kennedy aurait, peu avant d’être assassiné, laissé entendre dans un discours qu’il allait, sans banques ni FED, émettre de la monnaie sans intérêts.
Comme pour Lincoln, on soupçonne qu’il a été assassiné pour cette raison. Cette thèse, qui fait partie aujourd’hui de l’histoire des Etats-Unis, a été examinée dans plusieurs ouvrages sans qu’on ait pu apporter de preuve tout à fait convaincante. Comme celui de Lincoln, le successeur de Kennedy a pris ses distances à l’égard de la monnaie gouvernementale.
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