Zakariaa OURIQUA est chercheur en Droits de l'Homme,en Logistique et en Finance Islamique. Il est natif de Safi, diplômé en plusieurs disciplines telles que l'économie de l'entreprise, le droit des affaires, la finance internationale, le management logistique et les droits de l'Homme.Il est également PNListe et coach certifié.

19 May

Évaluation du secteur des transports et de la logistique au Maroc

Publié par Zakariaa OURIQUA

Évaluation du secteur des transports et de la logistique au Maroc

Le secteur des transports et des communications marocain représente 6 % du PIB du pays et 9 % du secteur tertiaire, emploie 6 % de la population active et absorbe 25 % de la consommation énergétique nationale.

Le Maroc concentre principalement son activité de transport sur trois pôles : Casablanca, qui regroupe une grande offre de services de transport (messagerie, transport spécialisé, international, maritime et aérien) ; Tanger, le second pôle qui concentre des activités de transport international et maritime ; et d’autres grandes villes comme Agadir, Marrakech, Rabat, Fès, Mekhnès, Kenitra, Oujda et Nador se répartissent le reste de l’activité, principalement en transport national.

En ce qui concerne les infrastructures portuaires, on observe dans le pays une spécialisation par types de trafics. Les marchandises générales conteneurisées sont canalisées à travers les ports de Casablanca, Tanger, Agadir et Nador ; les trafics roll on roll off sont réalisés à Tanger et Casablanca, tandis que l’exportation de vrac comme les phosphates, se fait à travers naturelle Casablanca, Safi, Jorf et Laayoune. Finalement, Mohammedia est le port de base pour l’importation des hydrocarbures.

Le pays présente ainsi un système logistique et de transport polarisé par l’agglomération à Casablanca et par la croissance de Tanger et Fès – Mekhnès. Quoique avec une moindre diversification, les zones de Marrakech, Agadir et Oujda-Nador jouent également un rôle important.

Mais le secteur des transports et de la logistique présente un certain nombre d’autres faiblesses.

En transport terrestre, l’offre de services de qualité est encore très fragile ; le secteur est atomisé et dominé par des micro-entreprises (90 % d’entre elles possèdent seulement 1 ou 2 camions, et seulement 50 entreprises dans tout le pays en possèdent plus de 20) qui ne montrent aucune structure financière ni commerciale. À cela s’ajoute un investissement faible ou presque nul pour l’amélioration ou le développement de l’entreprise (l’âge moyen de la flotte de camions est de 13 ans) et le non-respect relativement généralisé des lois qui réglementent le secteur (il est habituel de n'avoir aucune assurance de transport).

Ainsi, les opérateurs souhaitant logistiquement s’installer au Maroc ne trouvent aucune entreprise suffisamment fiable pour sous-traiter les services terrestres ; ils se voient obligés à investir davantage que prévu, les coûts augmentent et le secteur perd son principal attrait, qui est précisément la réduction des coûts.

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Zakariaa OURIQUA est chercheur en Droits de l'Homme,en Logistique et en Finance Islamique. Il est natif de Safi, diplômé en plusieurs disciplines telles que l'économie de l'entreprise, le droit des affaires, la finance internationale, le management logistique et les droits de l'Homme.Il est également PNListe et coach certifié.